Couvre-feu, comment ça marche ?

Publié le 16/10/2020

À la suite des annonces du président de la République, mercredi soir, le Premier ministre, Jean Castex, et plusieurs ministres de son gouvernement ont détaillé jeudi, la mise en œuvre du couvre-feu. Celui-ci s’applique dès ce samedi 17 octobre à 00 h dans la région parisienne et dans huit métropoles : Aix-Marseille, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, Saint-Étienne et Toulouse pour une durée de 4 semaines. Le Parlement sera appelé à le prolonger de deux semaines, c’est-à-dire jusqu’au début décembre.

Interdiction de circuler entre 21 h et 6 h

Dans les zones où s’applique le couvre-feu, il sera interdit de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin sous peine d’une amende de 135 €, pouvant aller jusqu’à 3 750 € en cas de récidive. Des exceptions ont toutefois été prévues : le travail de nuit, le personnel soignant, pour se rendre chez le médecin, la pharmacie de garde ou l’hôpital, pour raison professionnelle, pour les déplacements en avion ou train (le billet faisant foi) ainsi que pour se rendre auprès d’un proche dépendant ou pour sortir son animal de compagnie.

Les attestations dérogatoires sont de retour pour se déplacer entre 21 h et 6 h

Les attestations dérogatoires seront disponibles dès samedi. Les attestations pourront se faire en ligne, sur un smartphone et sur papier libre. Elles seront valables une heure en dehors du motif professionnel, ce dernier devra être accompagné d’un justificatif de l’employeur. Quelque 12 000 policiers et gendarmes, répartis sur l’ensemble du territoire, assureront les contrôles dans les métropoles concernées.

Pas de restriction des transports

Aucune restriction n’est prévue pour les transports en commun qui continueront de fonctionner, notamment pour répondre aux besoins de déplacements des personnes concernées par les dérogations.

Le télétravail recommandé

Durant cette période de reprise de l’épidémie, le Gouvernement a invité les entreprises et les administrations publiques à développer le recours au télétravail. Le président de la République avait préconisé mercredi « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où cela est possible, pour « réduire un peu la pression collective ».

Un nouveau protocole en entreprise sera proposé aux entreprises par le ministère du Travail. Celui-ci précisera, pour les zones où le couvre-feu est en vigueur, de définir un nombre de jours minimal de télétravail par semaine pour les postes qui le permettent, et de permettre un étalement des horaires d'arrivée et de départ au travail pour éviter les afflux aux heures de pointe dans les transports en commun.