La féminisation grandissante de l’activité libérale rencontre deux challenges d’envergure : l’égalité professionnelle Homme / Femme, et l’équilibre entre épanouissement personnel et professionnel. Sur ce dernier point, un rapport du cabinet McKinsey & Company publié en 2010 et intitulé « Les femmes à la tête d’entreprise : les moyens d’y arriver », fait état de nombreux freins à la réussite professionnelle des femmes. On peut y lire que le syndrome du « double fardeau » (responsabilités professionnelles et familiales) ou la réticence de beaucoup de femmes à se mettre en avant et à se promouvoir, constituent les principaux ralentissements, voire empêchements, à leur progression professionnelle.
Les principaux enjeux consistent donc à encourager les femmes à se professionnaliser, et notamment à accéder aux professions libérales encore peu féminisées (vétérinaires, huissiers de justice, notaires ou encore géomètres experts). Puis une fois l’accès établi, mettre en place les moyens pour qu’elles pratiquent leur activité professionnelle dans des conditions favorisant en même temps l’épanouissement familial.
L’accord « Qualité de l’emploi dans les professions libérales » signé le 9 juillet 2010 comporte une partie relative à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Cet accord incite les branches professionnelles à négocier notamment sur le congé maternité et paternité, temps partiel temporaire.




